Gilets Jaunes : On les rejoint ou pas ?

Depuis deux mois maintenant la France est aux prises avec un grand mouvement social, une expression inédite d’une profonde colère populaire, le mouvement dit des « Gilets Jaunes ».

Ce mouvement est inédit car il n’est pas structuré, il n’a pas de leaders, de représentants officiels ni de structures classiques d’ordre politique ou syndical. Il semble être un mouvement spontané, populaire, autogéré et s’appuyant autant sur les liens sociaux immédiats (familles, amis, collègues, voisinage, etc.) que sur les réseaux sociaux virtuels tels que Facebook ou Twitter.

Ce mouvement a débuté avec des manifestations et blocages massifs le samedi 17 novembre 2018 pour exprimer le ras-le-bol des classes laborieuses – pour utiliser un vocable de prof communiste frisé à lunettes – envers la hausse continuelle des taxes sur les carburants finissant de détériorer un pouvoir d’achat qu’une majorité de Français n’ont cessé de voir s’affaisser ces vingt dernières années.

Partant de là, les Gilets Jaunes ont commencé à contester l’ensemble du racket fiscal que l’État effectue sur les classes populaires françaises, puis à exprimer une colère plus profonde englobant également l’abandon par l’État des territoires ruraux, le recul continuel des services publics, l’invasion migratoire, et puis aussi tout le mépris de classe à leur égard, affiché de plus en plus ouvertement par les élites dirigeantes (politiques, économiques et médiatiques), superbement incarnée par le style du président Macron qui ne cesse d’humilier le peuple et notamment dans ses couches les moins favorisées.

Les Gilets Jaunes sont essentiellement donc des Français qui souffrent financièrement mais aussi symboliquement, à qui on réclame sans cesse des efforts sans qu’ils n’en voient jamais les fruits, qui perçoivent de plus en plus clairement qu’ils sont les laissés pour compte de la mondialisation, de la révolution du numérique, bref, des blancs enracinés écrasés économiquement et moqués par les élites parisiennes.

Toute cette colère a donc explosé dans des scènes d’émeutes urbaines à Paris en décembre 2018, et dans plusieurs grandes villes de province (Nantes, Bordeaux, etc.).

Dans un premier temps, le pouvoir a fermement réprimé le mouvement, puis devant la détermination des Gilets Jaunes, il a décidé de faire quelques gestes se voulant des concessions avec cette annonce de Macron concernant la hausse du SMIC. Le pouvoir pensait qu’avec la répression puis ces discours et annonces d’apaisement et enfin avec les fêtes de fin d’années, le mouvement allait s’essouffler et les Gilets Jaunes rentreraient sagement reprendre leur besogne.

Mais voilà-t-il pas que le mouvement reprend de plus belle dès le premier samedi de janvier 2019, en montrant ainsi que les Français restaient déterminés à aller jusqu’au bout !

Le pouvoir républicain se déchaine alors : les forces policières du régime se met à gazer et à matraquer à tout va, et à tirer au flash-ball en direction de la tête, pour briser le mouvement des Gilets Jaunes par une grande violence.

  

Parallèlement à cette violence policière abjecte, les médias, BFM tv et Cnews en tête, à la solde du pouvoir et aux mains crochues des êtres de lumière qui nous gouvernent, tirent également à boulets rouges sur les Gilets Jaunes en déversant sur eux insultes et crachats incessants. Ils les traitent de fachos, de beaufs, de haineux, d’imbéciles, de dangers pour la République (ce qui est un compliment) voire, insulte suprême dans notre République talmudique, d’ « antisémites » !

Le grand avantage de cette violence médiatique envers les Gilets Jaunes c’est qu’elle permet à beaucoup de se rendre compte à quel point le régime qui les asservit et la communauté de lumière qui les insulte forment une seule entité.

Les Gilets Jaunes sont devenue une force populaire anti-Système et ils voient qui chapeaute le Système…

Cependant, dans cette épopée naissante que je vous décris, vous observerez qu’il y a un grand absent. Nous !

Et oui, nous les zarabes de banlieue, les « rebeux » de cité, les basanés des HLM, nous les maghrébins quoi ! Où sommes-nous ? Comme au moment de la manif pour tous contre le mariage homosexuel, nous brillons par notre absence. Nous avons laissé les Gilets Jaunes être très blancs.

Pourquoi ? Difficile à dire exactement. Peut-être un manque de culture de lutte sociale, un certain fatalisme, une certaine docilité vis-à-vis du Système, la crainte d’être une fois de plus transformés en bouc émissaire, une propension à la discrétion, le signe également d’un fossé entre la France des banlieues et la France des campagnes.

Bref, nous restons pour le moment dans notre coin. Mais est-ce un bon calcul ? Dans notre intérêt communautaire bien compris, est-ce un choix judicieux ?

Pour ma part, je pense que nous n’avons pas grand-chose à perdre à sortir de notre léthargie et à enfiler nous aussi notre gilet jaune.

En effet, la République nous écrase déjà pas mal. Depuis vingt ans elle ne cesse de nous piétiner (lois sur le voile, entretien d’un climat islamophobe, répression judiciaire, etc.), de nous écraser, de nous humilier en nous imposant un islam castré, sous tutelle, et entièrement soumis à son idéologie. La République Charlie s’emploie activement à dénaturer notre religion, pervertir nos femmes et nos enfants, à nous empoisonner avec le féminisme et le métissage. Elle phagocyte notre communauté en voulant nous cantonner aux trafics et à l’assistanat. Bref, nous sommes déjà bien écrasés, et à ce stade, je ne vois pas comment on pourrait se sentir protégés par elle.

Mais ne nous y trompons pas mes chers frères. Si la République nous effraie en agitant le spectre du grand méchant loup de l’extrême droite qui voudrait nous expulser massivement de France et contre lesquels elle nous protégeraient si généreusement, ce n’est bien évidemment qu’une simple manipulation de sa part pour nous maintenir sous sa coupe et pour nous forcer à accepter de vivre soumis et résignés. En réalité, elle nous lâchera le moment venu, comme elle a toujours lâché tous ceux à qui elle avait promis protection.

Et si nous prenions le contre-pied de ce qui est attendu de nous ? Si, contre toute attente nous allions tendre la main à ces méchants blancs nationalistes ? Oui ces Français de souche fachos et haineux, qui rêvent de nous faire bouffer du saucisson de force avant de nous jeter à la mer…

Bien entendu, il y a natio et natio. Contrairement au bon chasseur des inconnus, les deux natios sont faciles à distinguer : la question juive. Le natio qui a compris le juif fait partie de la droite nationaliste authentique et traditionnelle. C’est le camp Soral, Ryssen, Bourbon, Benedetti, Gabriac, Escada, Livernette, etc. Et puis les autres, ceux qui ont changé leur fusil d’épaule il y a quelques années et qui savent qu’il ne faut surtout pas toucher au patron à kippa et se contenter uniquement de taper sur les arabes et les noirs. C’est ce qu’on appelle la ligne national-sioniste et elle est incarnée par Conversano, Merkado, Abauzit, Le Gallou, Camus, Faye, et surtout du Front National de Marine Le Pen.

Il ne s’agit donc pas d’aller tendre la main au blanc natio casher, mais à celui de la première catégorie, qui se bat pour sa terre et sa tradition, ce qui est en soi respectable, et qui a compris que l’ennemi mortel, le responsable premier de la décadence de la France et de l’Europe n’est pas Rachid ou Farid, mais plutôt Jonathan et Samuel.

Le mouvement nationaliste traditionnel est essentiellement composé d’hommes de qualité, cultivés, respectueux et bien plus ouverts au dialogue qu’on ne le pense.

Si donc on faisait le pari d’aller leur parler, de leur proposer une sorte de partenariat stratégique en vue de déstabiliser ensemble cette maudite République qui nous mène tous au malheur ?

On pourrait par ce geste spectaculaire réduire à néant l’œuvre politique et culturelle de la République qui nous a monté, nous ses ennemis, les uns contre les autres, en lui donnant ainsi une gifle monumentale. Par la même occasion cela pourrait déconstruire les préjugés des deux côtés, musulman maghrébin comme blanc natio, en montrant à ces derniers que nous ne sommes pas contre eux, mais contre la République. Enfin, cela pourrait nous donner un atout majeur dans le cadre de futures négociations, quand le régime aura chuté (on a le droit de rêver !).

Une chose est sûre, notre ralliement aux Gilets Jaunes serait décisif et pourrait constituer l’élément majeur qui pourrait tout faire basculer. En effet, les manifestations des Gilets Jaunes mobilisent du côté du pouvoir le déploiement de 80 000 policiers et gendarmes chaque samedi depuis deux mois. C’est énorme ! Presque la totalité des effectifs. Cela implique deux choses : les forces du désordre républicain sont épuisées (on note déjà plusieurs suicides, sans compter les blessés, les arrêts maladie, etc.) et les banlieues sont désertées les samedis. Si nous décidons de nous joindre massivement le mouvement de contestation, cela ouvrirait un second front que le pouvoir ne pourrait absolument pas gérer. On pourrait ainsi prendre l’ennemi en tenaille, et faire basculer les choses !

C’est donc beaucoup sur nos épaules que repose la responsabilité d’une intervention décisive pour l’évolution des évènements.

Cela nous permettrait en outre de donner du poids à l’aile anti-sionniste de l’extrême droite française au détriment de l’aile sioniste, assez attentiste et effacée dans cette révolte. En intervenant à leurs côtés, beaucoup de blancs natios verraient que nous sommes solidaires de leur combat et que nous faisons donc partie de la solution et non uniquement du problème. Ils pourraient ainsi gagner en vigueur et en masse et reprendraient le dessus sur l’aile sioniste de leur camps.

Enfin, si nous ouvrons ce deuxième front et que cela précipite la chute du régime, cela nous permettrait de nous faire valoir de notre soutien si précieux et décisif pour négocier dans de bonnes conditions notre survie communautaire. On pourra se prévaloir de notre action pour montrer que nous n’étions pas aux côtés de la République mais du peuple français, et qu’à ce titre il serait légitime d’obtenir en retour le droit fondamental à vivre selon notre religion et ses règles, dans un cadre aménagé et dans un esprit de respect mutuel.

Voilà donc selon moi les raisons qui font qu’il me semble judicieux de nouer des liens avec les nationalistes français de souche et de prendre position en faveur de leur révolte.

Le musulman est un homme actif, en prise avec son temps. Nous avons peu de cartes en main, mais nous devons faire avec celles qu’on a. L’immobilisme sera assimilé à une soumission au pouvoir. Un pouvoir qui ne nous récompensera pas. Tout ce qui peut faire reculer l’injustice et déstabiliser le régime hideux qui nous écrase est positif. C’est ce qu’avait compris en son temps El Hadj Amine El-Husseini. C’est ce à l’ombre de son exemple que je vous propose cette réflexion.

Mes projets, votre soutien !

Essalamou aleykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh chers frères et soeurs maghrébins,

Comme vous le savez, je me consacre depuis deux ans à la défense et à la valorisation de l’identité maghrébine (islamo-arabo-berbère).

Je le fais modestement par la production de vidéos sur Youtube, par l’édition d’un livre l’année dernière, la publication d’articles sur ce blog, et plus récemment par une conférence donnée à Paris.

J’ai besoin de votre soutien pour développer mon travail, pour aller plus loin, plus vite.

Mon ambition est de fournir gratuitement à nos frères et soeurs du contenu de qualité en plus grande quantité, afin de les armer intellectuellement et idéologiquement contre l’offensive de la modernité occidentale qui veut nous faire disparaître.

Je compte réaliser une vidéo par semaine, qui sera publiée inchallah sur ma chaine Youtube chaque les vendredis soir. En plus de cette vidéo je compte diffuser un live par semaine sur une chaîne consacrée à cela (à la quelle je vous invite à vous abonner). Parmi ces vidéos, une fois par mois il s’agira un podcast intitulé « L’Heure des Barbus », dans un format de type : discussion entre frères sur des sujets de fond et d’actualité qui touchent directement notre communauté musulmane maghrébine de France.

J’aimerais aussi effectuer des déplacements en Province pour rencontrer et enregistrer des entretiens avec des personnalités intéressantes qui enrichiront notre réflexion et notre combat.

Je publie également régulièrement des articles sur mon blog et j’aimerais le faire de manière plus soutenue.

J’ai également le projet de publier inchallah un nouveau livre en 2019 et un autre en 2020, toujours dans le but de défendre et valoriser notre histoire et notre identité.

Tout ce travail et tous ces projets nécessitent beaucoup de temps et d’énergie mais aussi de matériel performant (ordinateur, caméra, micro) et des compétences techniques.

Pour mener à bien cette mission, votre soutien concret est nécessaire !

Je vous invite à me faire un don mensuel via Tipeee du montant que vous pouvez, même un euro symbolique. Parlez-en également à vos proches, vos amis, diffusez mon appel autour d’eux vous sur les réseaux sociaux, etc.

Joignons nos forces pour développer notre lutte et sauver notre communauté !

Je compte sur votre engagement et votre contribution à la résistance !

Noël : machine à assimiler le musulman

Noël est une fête chrétienne qui célèbre la naissance du prophète Issa (as) que l’Eglise a fixé à tort au 25 décembre pour la faire coïncider au solstice d’hiver, et détourner ainsi les païens des célébrations qu’ils menaient à cette date.

Cette fête appartient donc à la religion chrétienne et à la civilisation européenne, ce qui est en soi respectable.

Là où les choses prennent une tournure plus grave et plus irritante, c’est quand on voit maintenant de plus en plus de maghrébins se mettent à célébrer eux aussi cette fête de Noël. On voit ainsi des bataillons de Samir, Malik, Anissa et Nawel se bousculer dans les centres commerciaux (leur lieu de distraction favori) à la recherche de décorations de noël, y compris le fameux sapin, de mets spéciaux qui serviront à concocter le menu spécial pour cette occasion et bien entendu de jouets à offrir à leurs chers têtes brunes. Au passage, ils ne manqueront pour rien au monde de passer au stand photo avec le Père Noël pour immortaliser cet instant magique avec leur enfant sur les genoux de ce gentil barbu blanc, à ne surtout pas confondre avec un affreux intégriste de chez nous.

Si l’on prend la peine d’aller au-delà de tout ce déballage de mièvrerie festive aux allures si innocentes, on perçoit ces scènes comme le spectacle affligeant de notre décadence et de notre aliénation. Tout cela est un déshonneur et une honte absolus. Comment avons-nous pu tomber si bas ?

Tout musulman sérieux et instruit de sa religion – donc une petite minorité des musulmans de nos jours et c’est bien là que réside le problème – sait que l’islam défend formellement au musulman d’imiter le mécréant, a fortiori de participer à ses fêtes religieuses. Notre religion est basée sur le tawhid, qui implique automatiquement les deux piliers jumeaux que sont le wala’ et le bara’. Participer à une fête religieuse des mécréants, même en feignant de croire qu’elle a perdu son caractère religieux, c’est cautionner, légitimer et renforcer la mécréance.

Et sur le plan de l’identité et de la culture, il s’agit d’une dramatique acculturation, contre laquelle d’ailleurs nos ancêtres se sont défendus pendant très longtemps.

En effet, que ce soit à l’époque coloniale de l’Algérie française par exemple, ou ensuite lors de leur installation en tant qu’immigrés en France, les parents musulmans maghrébins prenaient soin d’empêcher l’incursion de ces célébrations dans le foyer familial et d’expliquer à leur progéniture que cette fête de Noël ne nous concernait en rien, et qu’aussi séduisante qu’elle puisse être, on ne devait en aucun cas la célébrer.

Cette attitude saine et digne est malheureusement en train de s’effondrer avec la deuxième et troisième génération, sous les coups de butoir du désir de faire comme tout le monde, donc de s’assimiler.

Le pire, c’est que cette acculturation atteint aussi désormais nos pays du Maghreb (et même toute la planète), alors que nos frère du bled n’ont quant à eux vraiment aucune excuse à faire valoir !

Beaucoup s’agacent des réactions d’opposition comme la mienne en affirmant qu’il ne s’agit après tout que d’une simple fête véhiculant de bonnes valeurs, des valeurs universelles, et qu’il n’y aurait pas de mal à juste « faire plaisir aux enfants ! ».

Bien entendu, ce ne sont que des balivernes car comme pour tout dans le monde, rien n’est neutre. Noël n’est pas qu’une simple « fête », c’est aussi un message, un message publicitaire international destiné à vendre à l’humanité entière la civilisation occidentale moderne dans son ensemble. Noël est donc un cheval de Troie, un puissant vecteur d’occidentalisation et de modernisation du monde. Noël, avec les jeux olympiques, le football, le rap, Coca Cola, les concours de miss, etc. est un des éléments majeurs de la culture mondialisée que l’Occident moderne fait peu à peu s’implanter partout dans le monde pour unifier l’humanité.

En tant que musulmans maghrébins éveillés, nous devons bien comprendre que Noël est une puissante arme de destruction culturelle massive qu’utilise l’Occident moderne contre toutes les civilisations, et surtout contre la nôtre. Dans la hotte du gentil père noël il y a McDonald’s, Lady Gaga, Nike, Facebook, mais aussi le divorce, l’alcool, l’avortement, le consumérisme, la débauche, le mariage gay, etc. Que de jolis cadeaux n’est-ce pas ?

Tout cela bien sûr, la masse ne le voit pas, éblouie par les lumières des guirlandes électriques et les étales alléchants des marchés de noël. C’est toute la difficulté de notre combat et toute la force de nos ennemis. Ils nous détruisent gentiment, à coups de poupées, de boites de lego, de gaufres au chocolat et de sourires chaleureux.

Difficile d’appeler à la révolte contre cela. Et pourtant il est nécessaire de le faire et de faire de cette fête une bataille identitaire de premier plan. Nous devons plus que jamais contrer cette offensive et tenir nos enfants loin de ce venin, en leur expliquant et en leur martelant que nous n’avons rien à voir avec tout cela, que nous avons notre propre religion, nos propres traditions, nos propres fêtes et que notre « noël » à nous ce sont les deux aid au cours desquels ils pourront pleinement vivre cette ambiance festive qui les attire naturellement tant et recevoir bien sûr de beaux cadeaux… s’ils ont été sages !

Soyons vigilants mes frères, préservons nos enfants, cultivons notre différence, ne lâchons rien ! Il en va de notre salut, de notre survie, de notre honneur !

Annonce : Conférence à Paris le dimanche 2 décembre 2018

Essalamou aleykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh,

Chers frères, chères sœurs, j’ai l’honneur et le plaisir de vous inviter à la conférence publique que je donnerai inchallah à Paris le dimanche 2 décembre 2018 à 14h30.

Cette conférence portera inchallah sur le thème suivant : « la survie identitaire du maghrébin de France ».

Elle sera suivie d’une séance de dédicaces de mon livre « Que faire ? Manifeste du Musulman Maghrébin Éveillé de France« . Ce sera l’occasion pour ceux et celles d’entre vous qui ne vous l’êtes pas encore procuré de le faire.

Ce sera surtout l’occasion de nous rencontrer dans le réel et d’avoir des échanges enrichissants entre nous tous, dans une ambiance fraternelle inchallah.

Une participation aux frais de 5 € sera demandée.

Les places sont limitées, pour réserver et obtenir l’adresse de la salle, envoyez moi vite un mail à issa@issahamad.net

 

annonce conférence issa hamad paris dimanche 2 décembre 2018

Centre Zahra : Pacification tous azimuts !

Mardi dernier, au petit matin, à Grande-Synthe, dans la banlieue de Dunkerque, une horde de pas moins de 200 policiers de différents services se lancèrent courageusement à l’assaut d’une redoutable citadelle islamiste fondamentaliste intégriste terroriste obscurantiste djihadiste nommée « Centre Zahra France » !

Si si, je vous parle bien du fameux Centre Zahra du brave Yahia Gouasmi, ex boucher halal reconverti dans la gnose mystico-eschatologique chiite, et de son assistant, le « cheikh » ahuri Jamel Tahiri, l’homme aux cheveux longs (bon, je ne devrais pas trop la ramener, j’ai la même coupe que lui…) qui déclame des discours théologiques abscons mais avec une lenteur et une affectation extrêmes destinées à leur donner un vernis de spiritualité plus prononcé.

Bref, c’est donc une opération anti-terroriste musclée qui a eu lieu, avec perquisition des locaux, arrestation des dirigeants du centre à leur domicile, gel des comptes bancaires, et tutti quanti… Tout cela parce que selon les autorités françaises, dont l’intégrité et l’honnêteté sont bien entendu au-dessus de tout soupçon, ce centre serait en lien avec des agents secrets iraniens, eux-mêmes soupçonnés d’être impliqués dans un projet d’attentat contre des opposants iraniens en France, ou plus précisément contre des opposants iraniens du mouvement des « Moudjahidine du peuple » qui lui-même est un mouvement notoirement terroriste ! Donc en gros, il s’agit d’empêcher des méchants terroristes islamistes de s’en prendre à de gentils terroristes laïcs… On appréciera là tout le grotesque engendré par l’usage très prisé à notre époque de cette notion hautement polymorphe qu’est le « terrorisme ».

Quand on connait l’orientation et l’activité religieuses du Centre Zahra, on sait très bien qu’ils ne sont en rien un danger pour la sécurité de l’Etat français. Ils ne prônent pas le recours à la violence, ne réclament pas l’instauration d’un état islamique ni l’application de la chariah. Ils sont plutôt du genre à ergoter sur les secrets de l’invisible et à faire des bisous aux juifs et aux chrétiens, du moment toutefois qu’ils soient anti-sionistes.

Et c’est là qu’on rentre dans le vif du sujet, car la seule position relativement radicale que l’on peut imputer au Centre Zahra se situe sur le terrain politique et notamment son anti-sionisme invétéré, mais cela n’a absolument rien de nouveau, puisqu’il porte en étendard depuis dix ans. Alors pourquoi cette soudaine tornade répressive ?

Il y a selon moi plusieurs raison à cela. Des raisons d’ordre intérieur et d’ordre géopolitique, des raisons immédiates et d’autres plus profondes.

Tout d’abord il s’agit de couvrir quelque peu le lamentable épisode de la démission du ministre de l’intérieur Gérard Collomb que le président queer Macron, affaibli et en déclin (départ de Hulot, affaire Benalla, etc.), avait refusé dans un premier temps, avant de devoir s’y résoudre devant l’entêtement du ministre.

Il s’agit également d’apporter un élément de pression supplémentaire contre l’Iran au moment où les sanctions américaines s’abattent sur ce pays, et que dans leur sillage les entreprises françaises quittent ce–dernier et participent donc objectivement à son étranglement économique. On montre ainsi aux iraniens qu’ils sont dans le viseur des services de renseignements français et accessoirement on montre à l’entité sioniste et aux États-Unis qu’on est résolument dans leur camp.

Cependant, je vois pour ma part une raison qui s’ajoute à celles que je viens d’évoquer. Une raison plus profonde qui révèle concrètement dans ce coup d’éclat minable l’évolution profonde qui opère en France depuis une quinzaine d’années.

En effet, les autorités françaises, des différents gouvernements successifs depuis quinze ou vingt ans, ne cessent de muscler leur politique de contrôle social, leur niveau de surveillance, leur censure des moyens d’expression, dont internet qui avait échappé à l’implacable censure qui existait dans les médias traditionnels (presse, radio, télévision) et qui est désormais presque entièrement « pacifié » par les organes de contrôle et de répression du Système. La censure a considérablement augmenté durant cette période, de même que la sévérité de la  répression judiciaire qui s’abat sur ceux qui osent encore défier le politiquement correct par des propos qualifiés très vite d’appels à la haine ou à la violence. Aujourd’hui on se retrouve facilement condamné à de lourdes amendes voire à de la prison ferme pour un simple tweet ou un malheureux commentaire Facebook, sans parler des autres sanctions et persécutions sociales comme la perte d’emploi ou la marginalisation la plus brutale.

Le pouvoir s’est mis à réprimer de plus en plus durement tout propos politiquement incorrect, toute expression virile d’idées plus ou moins sulfureuses, tout semblant de discours révolutionnaire. Cette répression désormais féroce s’est d’abord exercée contre le milieu de la « dissidence » (Dieudonné, Soral, Benedetti, Ryssen, Bourbon, etc.), mais bien entendu ce sont deux thèmes essentiels qui ont très vite constitué les priorités absolues de la Kommandantur républicaine : la lutte contre l’antisémitisme et la lutte contre l’islam radical.

Le Système a déclaré une guerre totale contre toute personne ou groupe de personnes qui chercherait à construire un discours entrant selon les nouveaux critères édictés par nos maîtres talmudo-maçonniques au pouvoir dans les catégories « antisémitisme » et « islam radical ».

Dans la première catégorie, il y a bien entendu le discours judéo-critique d’un Hervé Ryssen, le révisionnisme historique d’un Vincent Reynouard, et il y a aussi maintenant l’antisionisme politique qui est désormais assimilé à de l’antisémitisme. Et oui, on ne la lui fait plus au Système ! Fini le coup du « je ne suis pas antisémite, juste antisioniste ! » C’est du pareil au même maintenant. Case prison pour tout le monde !

Dans la seconde catégorie, c’est très simple il y a tout ce qui relève de l’islam authentique, c’est-à-dire l’affirmation décomplexée de la dimension politique et sociale de l’islam et la volonté affichée de sa mise en application concrète. En gros, tout ce qui n’est pas purement cultuel ou folklorique, ça dégage ! L’islam couscous merguez docile et insipide ça va mais gare à celui qui parlerait de lois, de normes, d’alliance et de désaveu, de dar el islam et dar el harb, etc. ! Il y a même un nouveau palier qui a été franchi dans cette répression croissante, dans la mesure où désormais ce n’est plus seulement l’islam politique qui est réprimé mais également l’islam identitaire, c’est-à-dire la manifestation un peu trop visible de l’appartenance islamique. Une barbe fournie ou un voile trop strict sont devenus  des signes de « radicalisation » qui font planer sur vous l’ombre de l’œil de Soron… C’est ainsi qu’en pleine hystérie post-attentats, le salafisme quiétiste, pourtant si désespérément immobile et inoffensif  a commencé, simplement à cause des signes extérieurs arborés par ses adeptes, à être considéré comme une menace et assimilé à une zone mentale de daeshisation. Concrètement, tu t’habilles comme un terroriste, donc même si aujourd’hui t’es gentil, il se peut que demain tu deviennes méchant, donc hop : case prison pour toi aussi !

Et le pauvre Centre Zahra du père Gouasmi se retrouve ainsi un pied dans chaque catégorie : antisioniste donc abominable antisémite, musulman un peu trop pratiquant donc affreux intégriste islamiste ! Il est bien malgré lui la quintessence de ce qui est combattu dans le cadre de la grande croisade républicaine de notre temps.

Par ailleurs, après avoir liquidé impitoyablement le malheureux Tariq Ramadan en le jetant en prison pour avoir soi-disant violé quelques femelles désaxées, et ainsi terroriser le camp de l’islam sunnite dont il était la figure de proue, il était bon pour le pouvoir d’en faire de même avec le camp de l’islam chiite en écrasant le Centre Zahra qui, avec tous les autres khamenaistes, en est figure éminente.

Sunnites, chiites, dissidents, antisémites, identitaires, opposants de diverses tendances, vous tous qui refusez obstinément de vous soumettre à la sainte république et à son avant-garde de lumière, et qui refusez surtout de vous taire, sachez que vous serez impitoyablement traqués et détruits ! Aucun discours viril d’opposition ne sera plus toléré, même s’il n’est que rhétorique. Vous serez tous mis au pas ! Voilà le message que la gentille patrie des droits de l’homme, de la démocratie et du progrès nous adresse. Au moins, on ne pourra pas dire qu’elle ne nous aura pas prévenus…