Les maghrébins et la malbouffe 1

maghrébins et malbouffe

Le rapport à la nourriture est un élément important dans la définition de l’identité d’un peuple ou d’une communauté.

Si la grande majorité des parents maghrébins veillent à faire grandir leurs enfants dans de bonnes conditions matérielles (logement, nourriture, habillement, hygiène, jouets, sports, etc.), nous devons reconnaitre qu’au niveau de l’alimentation c’est globalement catastrophique.

Beaucoup de maghrébins hélas, mangent n’importe quoi et donnent n’importe quoi à manger à leurs enfants. Par « n’importe quoi » j’entends chips, sodas, charcuterie, nutella, bonbons, glaces, etc. Bref, de fortes doses de gras, de sucre et de produits chimiques. Sans compter que dès que l’adolescence arrive, nous laissons nos enfants se goinfrer de Kebab/McDo/Pizzas, etc.

C’est vraiment catastrophique !

Les effets de cette alimentation chaotique se font déjà sentir, et ce n’est que le début. Une vague de cancer, diabète, obésité, maladies cardiaques, gastriques, intestinales, urinaires, etc. nous frappe et va engloutir une grande partie de notre peuple, à cause de cette alimentation exécrable que nous consommons.

L’alimentation est une des principales expressions de l’identité d’un peuple, et bien que nous ayons une gastronomie riches, variées, et délicieuse, nous n’avons de cesse malheureusement de délaisser et abandonner progressivement nos plats traditionnels au bénéfice des recettes modernes de la cuisine occidentale mondialisée, plus facile et rapide à réaliser. Ainsi, nos sœurs de vingt ans ne savent faire que le tiers des recettes maghrébines traditionnelles que savent faire nos mères, qui elles-mêmes ne savent faire que la moitié de ce que savaient faire nos grands-mères. C’est quand même hallucinant de constater à quel point les mères maghrébines en France ne font rien pour apprendre à leurs filles à cuisiner nos plats traditionnels, en les poussant plutôt à ne se préoccuper que de leurs études et de leurs sorties entre copines.

J’ai remarqué que les parents des autres communautés (chinois, turcs, etc.) ont tendance à faire l’effort de conserver et transmettre à leurs enfants à la maison une alimentation traditionnelle, relativement saine. Ce qui me frappe le plus à ce propos ce sont tous ces « grecs » tenus par des turcs/kurdes, dans lesquels eux ne mangent jamais, tandis que vous n’y trouverez que les nôtres. Quant aux français, ils s’efforcent souvent d’inculquer à leurs enfants de bonnes habitudes alimentaires : fruits / légumes / produits bio / des quantités raisonnables / repas à heure fixe, etc. Il n’y a malheureusement que nous nous qui nous vautrons dans les affres de la malbouffe.

Nous avons clairement un problème avec la nourriture, que ce soit au niveau de la qualité que de la quantité.

Tout d’abord, en ce qui concerne la qualité, il faut bien admettre que beaucoup de mères de famille maghrébines n’ont, quand elles font les courses, qu’une seule règle : acheter un maximum de quantité pour le prix le plus bas possible ! Et peu importe la qualité nutritive des produits. C’est pour ça que les enseignes d’alimentation low cost (lidl, aldi, etc.) marchent si bien dans les zones à forte population maghrébine. Alors, bien-sûr, cela concerne surtout les mères de cinquante ans et plus, qui ont souvent venues petites du bled, et qui ont grandi dans des familles nombreuses, avec un salaire unique d’ouvrier, ce qui a naturellement produit cette habitude de consommation. Mais hélas cette habitude est restée assez ancrée en nous, même si notre pouvoir d’achat a considérablement cru, et surtout, même si nous n’hésitons pas par ailleurs à gaspiller beaucoup d’argent dans des bêtises inutiles (bijoux, robes, vacances, etc.). La qualité de notre alimentation, pour beaucoup des nôtres, n’est pas souvent perçu comme un élément important qui mérite qu’on y consacre un budget conséquent, pour, sans même parler du goût, au moins préserver notre santé.

Pour ce qui est des quantités, dans le prolongement de l’explication que nous venons de donner concernant les mères de familles maghrébines d’un certain âge, on dirait qu’on a vraiment peur de mourir de faim, et qu’il faut pour être heureux, se goinfrer au maximum.

Cette surconsommation alimentaire est particulièrement visible pendant le mois béni de ramadan, où déjà une semaine avant son début, vous voyez des bataillons de mères maghrébines envahir en masse les marchés et les supermarchés pour y faire des provisions, comme si une guerre venait d’être déclarée et que la pénurie nous guettait.

De même, quand nous avons des invités, il faut toujours préparer des festins gargantuesques avec pléthore de plats, que la table a du mal à contenir. Et bien-sûr, avec de la viande, beaucoup de viande ! Pour bien montrer que l’on ne manque de rien. Cette attitude, même si elle s’appuie sur un sens de l’hospitalité et un élan de générosité très louables et caractéristiques de notre identité, va cependant un peu trop loin en nous faisant tomber dans l’excès, le gaspillage et une certaine névrose.

 

Toujours concernant les troubles dans notre relation à la nourriture, je tiens à dénoncer cette détestable manie que beaucoup de maghrébins ont de calmer leurs gamins avec de la nourriture. Pain, fromage, gâteaux, chips, poulet, chocolat, tout cela est devenu une sorte de tétine qu’on donne à nos enfants quand on veut les occuper et les calmer. Cette mauvaise habitude engendrera bien des problèmes pour ces enfants une fois grands, en assignant dans leur esprit à la nourriture une fonction anxiolytique perverse.

Un jour, un frère m’a dit : « Les français boivent, les maghrébins mangent. ». Certes, manger est une activité agréable, qui, lorsqu’elle est partagée, devient un support à une certaine convivialité, mais cela fait que beaucoup de maghrébins hélas, développent l’habitude de manger souvent, beaucoup, mal et pour de mauvaises raisons. Et malheureusement, la montée en puissance de l’industrie du (pseudo) halal, n’a absolument rien arrangé. Elle n’a fait que « halaliser » notre malbouffe (kabab, fast food, surgelés, charcuterie, sauces, bonbons, etc.).

Pourtant, notre religion nous enseigne clairement qu’il faut se détacher de la nourriture, s’alimenter peu et bien. De même, nos traditions ancestrales nous poussaient à la frugalité. Malheureusement, le télescopage entre nos parents et grands-parents immigrés et la modernité occidentale, avec son abondance de nourriture et avec la montée en flèche des produits de l’industrie agro-alimentaire, a entraîné un dérèglement sévère de nos pratiques alimentaires qui, comme dans d’autres domaines, nous entraine à la médiocrité, au chaos et à l’aliénation.

Alors essayons de nous ressaisir, de manger peu et bien, de faire prendre de bonnes habitudes alimentaires, de favoriser la consommation de produits de qualité, de manger à la maison et nos dehors, de favoriser nos plats traditionnels et d’apprendre à nos filles à les cuisiner, pour que manger devienne pour nous un véritable acte de résistance et de reconstruction identitaire !

Soyons musulmans, soyons maghrébins, mangeons peu, mangeons bien, mangeons authentique !


Laissez un commentaire !

Commentaire sur “Les maghrébins et la malbouffe

  • Le berbere

    Oui il faut faire attention à la nourriture c es très important juste un exemple dans ma famille en basse Kabylie eux il se nourrit de légumes et de fruits et mangue beaucoup l huile d online je vous certifiée y en a 75 ans et plus sont en bonne santé donc casse votre nafs face un kebab ou macdo un conseille pour vous et moi en bon entendeur